Les maîtres céramistes

Les maîtres céramistes
Susan Collett, Steven Heinemann et Jean-Pierre Larocque
13 octobre – 12 novembre 2016

Jean-Pierre Larocque a exposé ses œuvres aux États-Unis et au Canada, ainsi qu’en Europe et en Asie. Avant de revenir à Montréal, sa terre d’origine, il a enseigné l’art et la céramique dans diverses universités américaines. Ses œuvres font partie de nombreuses collections dont celles de musées reconnus. Les sculptures de Larocque – maisons, chevaux et têtes humaines – sont empreintes de l’essence même de l’expérience humaine. Sa sensibilité sculpturale est contemporaine, mais imprégnée des connaissances du passé. La céramique fut le premier médium à travers lequel l’intelligence humaine s’est manifestée, et ces racines anciennes émanent de ses enseignements. Il était donc approprié qu’une grande exposition de ses œuvres accompagne la Collection historique universelle du Musée Gardiner à Toronto lors de sa réouverture après restauration.

Un autre géant de l’art de la céramique contemporaine est Steven Heinemann. Cet artiste en perpétuelle recherche des fondements propres à sa matière, l’argile, a d’abord exploré les formes internes et externes du récipient. Il a ensuite étudié les empreintes fossiles dans la roche, qui lui ont inspiré sa série  « négatifs et positifs ». Puis, il a exploré les formes organiques les plus simples, évoquant des cosses, des semences ou des pierres. Il a aplati ou magnifié ces formes, les a fixées au mur, jusqu’à ce qu’elles deviennent des abstractions. Parallèlement, Heinemann poursuit son exploration des surfaces et des textures, la matière devenant douce comme une peau de bébé ou rude comme de la terre brûlée. Seuls quelques dessins et motifs simples laissent des traces de l’esprit humain, marquent la sobriété pure des volumes dramatiquement amplifiés. À travers ses conférences et son enseignement au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie, Heinemann a contribué à définir la céramique comme une pratique contemporaine à la fois distincte et liée au discours des arts visuels en général. Ses œuvres font partie de collections internationales, privées et publiques, et lui ont valu de nombreuses distinctions à travers le monde.

Susan Collett, la plus jeune des trois, est en pleine maîtrise de son art. Ses œuvres sont des bouffées d’air frais, audacieuses et empreintes de spiritualité. Collett explore la contradiction inhérente à son matériau, évoque la fragilité et la solidité. Les volumes sont poussés à la limite de l’effondrement physique, construits à la main de bandes d’argile qui se superposent autour de l’armature et permettent une construction flexible sans compromettre sa solidité. Susan Collett a participé à de nombreuses expositions à travers le monde et ses œuvres se retrouvent dans des collections nationales et internationales.

En observant le travail de ces trois artistes de calibre international, nous saisissons pourquoi la céramique est une forme d’art distincte. Aucun autre médium, que ce soit le bronze, la pierre ou le papier, ne peut exprimer avec autant d’intensité, en même temps qu’avec autant de délicatesse, les facettes de la condition humaine : terre durcie par le feu, fragile et robuste, témoin de notre histoire depuis des temps immémoriaux.

Nouvelles heures d’ouvertures

L’horaire de la galerie a changé.
Nous sommes maintenant ouvert seulement du mercredi au samedi, de 11h à 17h.

 

Caroline Ouellette ‘In Vitro’

In Vitro 
Caroline Ouellette
15 Septembre -  8 Octobre 2016

Après quatre années passée à l’University of South Australia d’Adélaïde, Caroline Ouellette est de retour à Montréal avec un doctorat en Philosophie, spécialisé en Verre d’Art. Avec ses nouvelles connaissances et ses recherches innovatrices, elle est prête à explorer de nouvelles perspectives pour le verre canadien. Depuis l’obtention de son D.E.C. à Espace Verre à Montréal en 2002, Caroline n’a cessé d’élargir ses connaissances par de nombreux stages de perfectionnement à travers le Canada, les États Unis et la France bien souvent en tant qu’assistante pour ses professeurs. Plus récemment l’impression d’images photographiques sur du verre puis leur transformation par thermoformage a enrichi son déjà très large répertoire : soufflage au four, au chalumeau et différentes techniques de moulage.

Le thème central de cette exposition In Vitro c’est le temps et sa façon d’impacter sur les différents aspects de la vie. Inspirée d’une chanson de Jacques Brel ‘Les Vieux’, Ouellette a transféré les images superposées d’une femme et d’un homme sur une plaque de verre avant de la thermoformer. L’image qui en résulte est floue suggérant le sentiment d’un couple qui se mêle pour ne faire qu’un. Homme et femme se confondent pour n’être plus qu’un unique visage. Comme dans la chanson de Brel, ces ‘vieux’ n’ont plus besoin de parler pour se comprendre. Comme l’image sur le verre, le monde s’est contracté à la manière d’une peau trop tendue.

Dans la série ‘Les histoires que l’on raconte’, plusieurs éléments de verre moulés en cire perdue, un chat, une main, un coquillage…  sont tout justes visibles à travers la glycérine qui les enferme comme des spécimen de laboratoire dans des conserves. Ils représentent des vies imaginées ou vécues, ensevelies, presque oubliées. Ils ont perdu leurs couleurs, tout comme des matières organiques conservées dans du formol. Ces objets sont énigmatiques et en les regardant le spectateur doit lui-même imaginer leurs histoires.

Durant ses presque 20 ans d’expérience du verre, Caroline Ouellette a gagné de multiples récompenses, parmi lesquels le prix François Houdé. Son travail est présenté dans les collections Claridge et Loto Québec, aux Musée des Beaux-Arts de Montréal et de Québec, et à la Banque d’art du Conseil des Arts du Canada.

Caroline Ouellette a enseigné à l’University of South Australia d’Adélaïde et cet automne elle commencera à enseigner à Espace Verre à Montréal.

Un renouveau

La galerie Elena Lee va continuer

 La galerie Elena Lee est heureuse de vous informer qu’elle a trouvé des jeunes gens prêts à se joindre à elle. Pierre Boudreau est un jeune entrepreneur passionné par le verre avec de larges connaissances des médias sociaux. Florie Guérin est une jeune historienne de l’art récemment diplomée de l’Université de Montréal. Ensemble, avec leurs talents respectifs, ils vont donner un souffle nouveau à la galerie et graduellement en prendre les rênes.

Elena Lee est encore en charge de la planification des expositions et du dialogue avec ses artistes. Mais il est essentiel qu’une jeune génération, avec son énergie et son savoir-faire contemporain, se familiarise avec l’histoire et le potentiel de cette galerie pionnière, pour la tourner vers l’avenir.

Cher(e)s client(e)s et artistes nous esperons que vous allez continuer de partager cette belle aventure avec nous . 

UNE OCCASION UNIQUE

La plus ancienne galerie de verre au Canada est à vendre

 La Galerie Elena Lee fut la première représentante du mouvement Studio Glass au Canada. Ce mouvement est né aux États-Unis il y a plus de cinquante ans et les artistes qui en sont issus ont exploré le verre au-delà de ses origines artisanales.

Après 38 ans de vie active au centre-ville de Montréal, la galerie Elena Lee, comme tant d’autres galeries d’art contemporain, s’est installée dans un lieu de style « entrepôt » situé tout près du Marché Atwater et à cinq minutes de Westmount en voiture. C’est un espace lumineux qui attend le public dans un complexe composé d’ateliers d’artistes et de divers commerces.

Ce déménagement fut nécessaire pour éviter les loyers et les taxes devenues exorbitantes du centre-ville de Montréal et pour rester financièrement viable. Les artistes ont toujours besoin d’espaces d’exposition, mais pas nécessairement au centre-ville. Le marché de l’art change. Les jeunes collectionneurs sont friands de médias électroniques et les galeries doivent s’adapter. Elena Lee, la fondatrice et propriétaire, a 74 ans et ne se sent pas à la hauteur de ce nouveau défi. Il est temps pour elle de prendre sa retraite.

La galerie possède des équipements pour le montage d’expositions, pour l’entreposage et l’emballage d’objets fragiles, ainsi qu’un système d’éclairage permettant la mise en valeur des œuvres.  Au fil des ans, la galerie a développé une précieuse liste de clients canadiens et américains.

Maintenant que les finances de la galerie sont de nouveau en santé, c’est une occasion unique pour un(e) jeune entrepreneur(e) de prendre la relève de cette institution canadienne!

SVP allez voir le site www.galerieelenalee.com et contactez info@galerieelenalee.com.

Pour plus d’information, il y aura une réunion à la galerie :

Le samedi 14 mai 2016, de 14h à 16h.